Les bonnes pratiques que nous recommandons aux utilisateurs d'AvyScan Lab — issues du terrain et des questions qui reviennent le plus souvent.
Placez chaque séquence TIFF, PNG, JPG ou BMP dans son propre dossier, avec une numérotation continue. Le nom des fichiers importe peu : avec ou sans préfixe (« img_0001 », « scan12 », « 000123 »…), quel que soit le nombre de chiffres, et la numérotation peut commencer à n'importe quel nombre. Sélectionner une seule image suffit : AvyScan Lab reconstitue toute la séquence. Et si des numéros manquent, l'application liste les images absentes plutôt que de créer un clip faussé.
Certains fichiers (MKV, MOV issus de caméras, séquences JPG/PNG) demandent une indexation complète à la première ouverture — patientez, l'index des vidéos est conservé et les ouvertures suivantes sont bien plus rapides. D'autres formats s'ouvrent immédiatement, sans indexation : MOV ProRes, MP4, séquences TIFF/BMP.
La plupart des films amateurs (8 mm, Super 8) ont été tournés autour de 18 im/s, le 16 mm plutôt à 24 im/s — la cadence exacte dépend de la caméra. Si votre scanner a livré un fichier en 25 ou 30 im/s, indiquez plutôt la cadence de tournage : les images existantes sont simplement lues à la bonne vitesse — aucune interpolation, aucune image inventée. Faites un essai sur votre matériel de lecture : certains lecteurs s'accommodent mal des cadences inhabituelles.
Soyez d'abord raisonnable avec la définition de vos images (4K maximum) : 1600 à 1800 pixels de hauteur pour du Super 8, c'est largement suffisant. Utilisez ensuite le bouton « Échelle aperçu » : il réduit la taille de l'image dans le lecteur et dans le script sans en perturber l'aspect — plus l'image d'origine est grande, plus vous pouvez réduire (au-delà de 1800 pixels : 1/4). La charge de calcul chute considérablement et AvyScan Lab devient bien plus rapide. La définition de la vidéo finale n'est pas impactée : elle est encodée aux dimensions d'origine.
Vous pouvez ralentir la lecture de vos fichiers (réglage « Vitesse de lecture ») : si votre vidéo ou votre séquence d'images est lue à 25 im/s, passez la vitesse à 0,75 — soit environ 18 im/s, la cadence de tournage de la plupart des films amateurs.
C'est un comportement normal : certains formats n'ont pas de table d'accès directe exploitable. Pour permettre une navigation image par image fiable, AvyScan Lab doit d'abord construire un index en lisant le fichier une fois en entier ; la durée dépend de la taille du fichier et de la vitesse du disque. Formats nécessitant une indexation (ouverture plus longue) : MKV, MOV issus de caméras, séquences JPG/PNG. Formats sans indexation (ouverture rapide) : MOV ProRes, MP4, séquences TIFF/BMP.
La réduction de grain temporelle compare chaque image à ses voisines : sur une image qui tremble, elle travaille mal. Placez la stabilisation avant le dégrainage dans la chaîne — c'est l'ordre proposé par défaut — et le grain disparaît mieux, avec moins d'artefacts.
Pour numériser en filmant l'écran de projection : caméra à 50 i/s, projecteur réglé sur 16,66 im/s, puis activez le filtre Capture projecteur (version Expert) en tête de chaîne. Les images cisaillées par l'obturateur sont détectées et retirées automatiquement.
Les bobines d'une même époque et d'un même format se ressemblent. Réglez soigneusement un premier film, sauvegardez la chaîne dans un preset (« Super 8 années 70 », « 16 mm sombre »…), puis appliquez-le aux bobines suivantes comme point de départ. En version Expert, exportez vos presets pour les partager.
Dessinez la zone de l'image sur laquelle le filtre doit analyser les couleurs : si des bords noirs, blancs ou fluctuants entrent dans l'analyse, la correction des couleurs et de la luminosité ne sera pas stable.
Activez la protection des noirs (case « DarkProtect ») pour limiter la correction que GamMac applique dans les zones sombres ; un curseur d'ajustage permet d'adapter le niveau souhaité.
Plusieurs réglages sont possibles dans le volet Paramètres : diminuez GamMax, réduisez Scale à 0 ou 1 — les info-bulles détaillent l'action de chaque réglage. Si ce n'est pas suffisant, placez un filtre Luma/Level avant GamMac et diminuez la luminosité et/ou augmentez le gamma.
Encodez d'abord un master d'archivage sans perte (FFV1, séquence TIFF/PNG) ou quasi sans perte (ProRes) : c'est lui que vous conserverez. Produisez ensuite vos fichiers de diffusion (x264/x265) à partir de ce master — vous pourrez toujours les régénérer sans refaire la restauration.
Si votre poste de restauration n'est pas connecté à internet, vous pouvez quand même nous signaler un problème : le formulaire Contact du logiciel exporte le rapport complet (journal de diagnostic compris) en fichier, à envoyer par e-mail depuis n'importe quel autre poste.
Notre philosophie est un peu différente : nous améliorons l'image pour atténuer les défauts liés à la numérisation et au vieillissement de la pellicule, dans le respect du support lui-même. Nous cherchons à gommer, atténuer, améliorer certains défauts — pas à réinventer l'image.